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Sourire :-)

29 Juin

Chouette, un défi 🙂

Ma petite madeleine de prout qui me fait toujours marrer :

Et comme cette petite pute de WordPress ne veut pas me faire deux Youtube dans un même post, je reviens de suite t’en coller d’autres.

 

 

 

 

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Et pendant ce temps-là…

27 Juin

Je ne fais pas QUE être enceinte, tu vas voir, j’ai aussi une vie grave passionnante à côté de la PMA et de l’encloquage.

1. Déjà, premier point d’importance, Tronchedecake et moi sommes tombés d’accord : lui et moi, ça ne le fait plus. Indépendamment de mon histoire d’arrêt maladie pour la ponction, Tronchedecake est un despote : dernièrement, il a dispensé l’une de mes étudiantes de suivre mon cours sans même daigner en discuter d’abord avec moi. Je l’ai donc appris en étant mise en copie d’un mail échangé entre lui et la coordinatrice. Travaillant sur les rapports de pouvoir et d’autorité, et ayant pour principe d’être fidèle à ce que j’enseigne, j’ai pris mon majeur pour le coller dans le trou de balle de Tronchedecake. Je perds donc mon plus gros contrat de travail MAIS ma conscience reste propre : je n’irai pas d’avantage faire la pute pour 50€ de l’heure, ma conscience vaut plus cher.

2. Ensuite, dans la mission « accueillons dignement le Bolu », on me demande d’allonger 6200€ pour l’installation d’une chaudière gaz à condensation avec dépose de l’ancienne. Faire sauter le mur qui permettra la création d’une seconde salle de bain requiert la modique somme de 3000 boules parce que « vous comprenez Madame, c’est un gros mur avec un aut’ mur au-d’ssus pis y’a la charpente ». Quant au Bô-mec, toujours magique, il a fixé son regard sur un carrelage à 50 boules le mètre carré. Oué.

3. Restons sur le Bô-mec, tiens. C’est avec joie et bonheur que je t’informe que ce dernier a trouvé un boulot. Youpi. Bon, c’est un CDD, mais quand on a juste un DEUG en rien-du-tout, faut pas être difficile et, en l’occurrence, le Bô-mec a ENFIN compris qu’il ne pouvait pas faire le difficile, rapport à la tortue qui est gentiment en train de repousser les limites de mon utérus en même temps que les murs de ma maison. Seul point noir à l’histoire : je vais me coltiner seule les vacances de la Moutarde. On va rire comme des petites folles, tu vas voir.

4. Parlons de la Moutarde, d’ailleurs. Demain, c’est le pectacle de l’école. L’année dernière, ça avait donné ça, et puis ça. Que nous réserve la journée de demain ? Mystère et boules de morve… Par ailleurs, nous n’avons bien évidemment pas encore informé la Moutarde de l’existence du Bolu, cela ne se fera bien sûr qu’après l’écho du 15 juillet. Ca tombe d’ailleurs bien puisque la petite fille sera en vacances chez nous à ce moment. Nous nous sommes même déjà occupés de la question « qui gardera la Moutarde pendant que nous irons à l’écho, hein, qui qui donc ? » et la réponse n’est pas « Mamie Conne » (la réponse est « Raymonde »). De notre côté, nous avons commencé à prospecter les petits bouquins du genre « youpi-trop-bien-bébé-arrive » qui ne soient pas des livres orientés « psycho-de-merde » (le grand crédo de la Connasse) sauf que le Bô-mec et moi, on est bien emmerdé par le fait que, chez les libraires, bébé arrive toujours dans des familles non-recomposées, du genre « tralalala, y’a un bébé dans le ventre de maman ». Sauf que moi, c’est BELLE-maman et ça change pas mal de choses, même si, globalement, nous avons confiance (enfin, surtout moi).

5. Quant à moi… Je vais bien. Les angoisses de FC se tiennent à carreaux, c’est un bon point. Je réalise, par contre, que contrairement à ce que j’imaginais, me croyant « surhomme », je risque de ne pas couper aux angoisses liées à mon rapport à ma propre mère et ça ne m’arrange pas trop vu que j’ai très peu connu ma mère biologique, que la première figure maternelle qui a pris le relais m’a abandonnée et que la deuxième figure maternelle – qui donc a pris le relais de celle qui a disparu et de celle qui m’a abandonné (et qui est la dame que j’appelle communément « ma mère » sur ce blog) n’est pas franchement un modèle de maternité (en même temps, vu les conditions dans lesquelles elle m’a recueilli, on peut comprendre que ça ait été un brin difficile pour elle) (ou pas). Je sens que moi et mes questionnements existentiels, nous allons beaucoup rire. Sinon, mes seins sont maintenant vraiment moins douloureux (mais toujours plus gros que la normale) et mon ventre a dégonflé (merci la progestérone et ses effets secondaires pourris) (la constipation, au cas où t’aurais pas compris) mais reste néanmoins plus enflé que la normale (rends-toi compte : je n’ai plus besoin de mettre une ceinture à mes slims en 34 et l’aut’ jour, j’ai essayé une jupe en 36 ET ELLE NE M’EST PAS TOMBÉE SUR LES PIEDS). Le Bô-mec m’a emmené faire le tours des boutiques de PB : j’ai cru pleurer tellement j’ai trouvé ça moche et pas à ma longueur (pour les pantalons). Dieu merci, Esprit fait des jeans de grossesse en longueur 34. Maintenant, si Dieu pouvait penser à les solder, ce serait gentil (cf. les points 1. et 2.). J’ai fait quand même mon premier investissement dans cette grossesse : j’ai acheté le bouquin de Frydman, « Attendre un enfant ». Ben j’vais t’dire : ça ne remplace pas les blogs des copines, même si ça me fait une bonne petite culture de PB. Pour le reste, j’attends le 15 juillet, je suis dans les starting-blocks grave, j’ai des shopping-list sur 20 000 sites ouèb, mais j’attends. Et « attendre », ben c’est toujours aussi chiant (quelle surprise…!)

Et pour finir, parce qu’au final, c’est ce qui compte plus que tout en ce moment, je pense très fort à vous toutes que j’aperçois là, sur le quai, tout près de moi, avec juste une porte pas fermée (chuis pas folle, j’ai mis mon pied pour que vous puissiez monter, nanméo !) entre nous et je croise. Beaucoup en silence parce que j’ai un peu tendance à voir la vie en rose en ce moment et que je manque légèrement de recul (merci les hormones) et de mesure… et que j’aimerais autant éviter les commentaires du genre « je suis sûre que ce coup-ci c’est la bonne » mais en même temps, je crois tellement que ça va marcher aussi pour toi, après tout, mon congelé-au-dernier-moment-décongelé-à-l’arrache-et-transféré-par-Brutator a marché alors fatalement, je ne peux pas m’empêcher de me dire que ça va marcher pour toutes les copines. CQFD.

Bref, je pense à toi qui attends. Ta PDS, ton écho ou le passage de ton dossier en commission d’agrément adoption. J’attends en silence près de toi.

Putain, deux ans…

21 Avr

J’ai réussi à oublier la date d’anniversaire de mon propre blog. C’était le 19 avril. Il a deux ans.

Deux ans, putain. Deux ans.

Deux ans.

Deux ans.

Merde, deux ans et on en est au même point.

Enfin, c’est juste un peu plus pire qu’il y a deux ans, en fait. Parce qu’on a avancé, hein. Oué, on a avancé. On a avancé.

D’une soutenance de thèse, d’une entrée en PMA, de deux stimulations simples , d’un Hühner négatif, d’un mariage, de 3 IAC, d’une fasse-couche, d’une FIV.

Putain, merde, deux ans…

Les boules, quoi.

Quelques hauts, et quelques bas. Mais toujours avec toi.

5 Jan

En 2013,

j’ai soutenu une thèse de doctorat. Ce fut certes long, mais jamais vraiment douloureux au point que l’on compare la thèse à un accouchement. Je suis devenue docteure dans la souffrance, mais ce n’était pas celle de l’impétrant. C’était celle de la PMA, c’était celle de la présence de la Moutarde. Ma thèse, osons-le dire, fut ma seule et unique bouée de sauvetage ces dernières années.

En 2013,

je me suis mariée avec le seul homme qui ait réussi à me faire me voir le mariage comme la volonté non pas de s’aimer pour la vie, mais de vouloir travailler à continuer de s’aimer pour la vie.

En 2013,

j’ai appris que je n’aurai pas d’enfant dans un lit avec ce mari-là. Avec un autre, peut-être. En témoigne nos excellents résultats dès qu’on nous prend séparément. En témoigne notre profonde nullité dès qu’on nous prend ensemble (et ne te méprend pas sur le sens du verbe « prendre », espèce de petite coquine). En témoignent nos hypofertilités secondaires.

En 2013,

j’ai découvert le monde merveilleux de Pôle emploi. J’ai beaucoup ri. Mon conseiller beaucoup moins. Recaser quelqu’un comme moi est compliqué. La preuve, tous les potentiels futurs employeurs qui m’ont contactée pour un entretien de recrutement ont tiqué : soit sur ma formation initiale (mon parcours universitaire est une reprise d’études) soit sur ma formation finale (la thèse, en France, lorsqu’elle n’est pas de « médecine », n’est pas rentable sur le marché du travail).

En 2013,

j’ai perdu un chat, j’ai perdu un grand-père, j’ai aussi perdu une mère et un beau-père puisque nos relations ne retrouveront plus jamais leur quiétude d’antan.

En 2013,

j’ai acheté une maison en ruine, qui fonctionne selon sa logique propre, évidemmennt opposée à la mienne, sinon ce serait trop simple.

En 2013,

la qualification au recrutement de Maître de conférence m’est passée sous le nez parce que la PMA a absorbé toute l’énergie que j’aurais, normalement, dû mettre dans la publication d’articles.

J’ai l’impression de n’avoir cessé de tomber, cette année. J’ai l’impression d’assister impuissante à quelque chose qui était ma vie et qui, aujourd’hui, se joue de moi sans que je ne puisse agir.

Pour 2014, je ne demanderai rien en particulier. Bien sûr, je voudrais cette grossesse pour laquelle nous nous battons toutes. Bien sûr, je voudrais un boulot qui corresponde à mes qualifications (et je ne parle pas de la thèse). Bien sûr, je voudrais que les travaux visant à faire de ma ruine une vraie maison se fassent.

Mais nan.

Pour 2014, je voudrais juste que la roue tourne. Pour moi, et pour toi. Parce que tu as été là toute l’année, que tu ne m’as pas laissée tomber et que sans toi, ça aurait été encore plus dur. Je ne te ferai pas l’affront du « cette année, je suis sûre que ça va marcher » parce que finalement, on n’en sait rien, et puis franchement, y’en a un peu marre des « je suis sûr que ce coup-ci, c’est la bonne (ovulation/stim/IAC-D/FIV)… ».

Pour 2014, je te souhaite de la force et du courage. De la rage et encore de la patience. Assez de colère contre la vie pour te faire, à chaque nouveau J1, retourner sur le front de la PMA. Assez d’amour autour de toi pour t’aider à supporter ta propre vie. De la présence, de l’amitié et de la solidarité.

Je te souhaite de ne pas trop te sentir seule et incomprise.

Je te souhaite que ce sentiment d’injustice qui t’habite trouve un sens quelque part. Je te souhaite de t’en sortir.

Je nous souhaite de nous en sortir. De la meilleure manière possible. Ou, à défaut, de la moins douloureuse.

Que cette année soit celle de la roue qui tourne. Point.

PS : pardon pardon pardon pour le retard de publication de cet article visant à te souhaiter une belle année. Mes réseaux internet et électrique subissent de fortes perturbations actuellement, sans doute dues à quelques câbles qui se sont effrités dans un mur… Mouahahaha !!

Still alive et nature morte

27 Oct

Bonjour,

alors voilà, à toi qui commence à t’inquiéter de la non-mise à jour de ce blog, rassure-toi : je vis toujours.

Mais je suis confrontée à un problème de taille : avant, j’avais une vie privée chez moi, je bloguais tranquillou dans la journée tandis que le Bô-mec vaquait à ses activités professionnelles. Mais voilà, le Bô-mec est maintenant au chômage, alors il vaque toute la journée à la maison et dans ma vie privée. En gros, je ne peux pas me caler derrière mon écran sans qu’il surgisse et me demande « tu fais quoi ??? ».
Ca commence à être un poil lassant…

Pourtant, j’aurais bien des choses à te raconter, comme par exemple comment mon ostéopathe à 68€ la demie-heure m’a gentiment expliqué qu’il ne pouvait rien faire pour mon hypofertilité et que me réaligner mon col de l’utérus ne servait pas à grand chose quand on en est rendu aux inséminations.

Je pourrais aussi te raconter comment la Moutarde me casse les couilles dès 7 heures du matin avec ses questions du type « est ce que t’auras un bébé toi ? ».

Je pourrais aussi t’expliquer comment mes tentatives de franchir le cap de la qualification au recrutement des maîtres de conférence se sont soldées par de grandioses échecs.

Je pourrais aussi te raconter comment je me suis déjà mise dans les petits papiers de Pôle emploi en faisant recours au médiateur de l’agence à peine un mois après mon inscription.

Septembre et octobre sont des mois de merde (pardon à toi si c’est ton anniversaire…). Je ne sais pas si novembre va envoyer davantage de rêve car entre l’IAC2 et mes 33 ans, c’est un peu tendu, niveau optimisme.

J’ai comme l’impression de ne plus être tout à fait vivante – je fais pourtant beaucoup de choses, j’assure encore des heures d’enseignements, je lis, je réfléchis, je reste dans la recherche. Mais c’est sans goût, sans envie et sans courage. Quand je me réveille le matin, un pilote automatique s’enclenche et c’est grâce lui que je traverse les journées.

Pourtant, paraît-il que je suis toujours en vie. Par exemple, acheter une maison, c’est un élan de vie, paraît-il. Un engagement, une projection, une confiance en l’avenir. Oué, il se fout de ma gueule l’avenir, et ma maison avec ses 4 chambres et pas de salle de bain*, elle me fait une belle jambe, tiens. C’est Bô-mec qui est content, sa fille aura une chambre ET une salle de jeu ET un jardin.

Tiens, ça me fait une belle jambe d’être encore assez vivante pour acheter une baraque pour que la Moutarde ait de la place pour jouer.

Sinon, tout va bien, hein.

* Petite précision au sujet de la salle de bain : en l’état actuel, il y a une salle de bain dans une chambre destinée à devenir un dressing dès qu’on aura pété 15 murs et aménagé les combles et changé la chaudière (autrement dit : quand on aura de la thune pour faire des choses non essentielles). Sauf qu’en attendant, ce sera notre chambre. Oui, j’ai une baignoire dans ma chambre, pas toi ?? Il y a a aussi un cabinet de toilette sans évacuation d’eau (comprenne qui pourra le pourquoi du comment…), destiné à devenir la salle de bains « des enfants » (enfin, de la Moutarde…) mais pour ce faire, il faut péter deux murs porteurs, remonter des cloisons, carotter le sol pour l’évacuation, acheter une baignoire, raccorder à un cumulus, etc. Et pour finir en beauté, si j’arrive à pondre avant la fin des travaux, alors le bébé ira dans la salle de bain n°1 (aka notre chambre) et nous, sur le palier si la salle de bain n°2 n’est pas finie -parce que si elle est finie, alors il y aura des cloisons qui feront notre chambre, et alors la chambre-salle de bain deviendra dressing-salle de bain-chambre de bébé. T’as vu comme c’est bien pensé ?

Protégé : Lucette rassemble les pièces.

2 Sep

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Protégé : Lucette, dans la catégorie…

26 Avr

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