Le drôle. + Edit.

9 Déc

Nous en étions restés à l’épisode « acupuncture » pour remettre le Bolu dans le droit chemin, celui de la sortie, la normale, la basique, celle par voie basse.

Le Bolu et moi-même + le Bô-mec qui, quoiqu’il advienne, continue de venir à chaque RDV à la Clinique (fut ce pour jouer à Candy Cruche dans la salle d’attente) sommes donc retournés voir les sages-femmes-vaudous vendredi. J’ai apprécié qu’avant de jouer avec mes doigts de pieds, on fasse une écho pour vérifier le sens du Bolu. Jackpot, le drôle était reparti tête en bas (et il avait des cheveux, mais ça, on s’en fout un peu) (enfin, c’est marrant parce que 10 jours avant, il n’en avait pas) (on a une chance que le Bolu, capillairement parlant, tienne de sa mère).

Du coup, on ne m’a point acupuncté. Youpi.

Mais, toi PMette, s’il y a bien une chose que tu as apprise, c’est que jamais jamais jamais les choses ne se passent comme prévues. Il semblerait que par une étrange loi du destin, quand y’en a plus, ben y’en a encore (ce n’est pas la Zapette qui me contredira)

Vendredi soir, la poche à Bolu, aka MON ventre, a commencé à me gratouiller. Moi, je ne suis ni zen ni bouddhiste : quand ça me gratte, ben je me gratte. Me suis donc grattée, ça a beaucoup fait rire le Bolu qui s’est dandiné comme un con tandis que je me grattais la protubérance avec les ongles (douceur et délicatesse sont mon crédo ad vitam).

Mon fils est un chien qui frétille quand on le gratte. D’où, sans doute, la poussée subite de cheveux.

Samedi matin, la « petite plaque » qui me grattait avait légèrement progressé en superficie mais comme j’avais plein de choses à faire, je ne m’en suis pas trop préoccupée. J’ai juste un peu pris sur moi pour ne pas trop me gratter. C’est que je suis une grande fille, faut pas croire.

Dimanche matin, je me suis retrouvée à l’aube à la pharmacie de garde parce que ce qui n’était, à la base, qu’une « petite plaque » avait recouvert mon ventre. TOUT mon ventre, RIEN QUE mon ventre. On m’a refilé du Bepanthen, sans doute pour me préparer à la suite (le bébé au cul qui gratte) pour calmer les démangeaisons. De retour chez moi, je me suis allègrement tartouillée et là, toi future mère, je te le dis haut et fort : le Bepanthen, sur une peau irritée, CA FAIT MAL, C’EST UN CAUCHEMAR, NE COLLE JAMAIS DU BEPANTHEN SUR LA PEAU ABÎMÉE DE TON NAIN.

Mon ventre est devenue rouge fluo. Oui. Je n’exagère pas.

(en plus, ça a continué de me gratter) (j’avais gagné mon dimanche, quoi) (en plus, dimanche, fallait mettre en place l’électricité dans la chambre du Bolu, et quand on joue avec des trucs d’électricité, on évite de se disperser en grattage) (bon, en vrai, c’est surtout le Bô-mec qui fait des trucs d’électricité, moi, je suis surtout chargée du disjoncteur) (l’occasion rêvée de faire griller mon mari) (nan, j’ai rien dit).

Comme lundi, c’était pas vraiment mieux, voire c’était encore plus pire, je me suis dit que, peut-être, il était temps d’aller consulter à la clinique.

La clinique, c’est pratique : tu viens quand tu veux, pour n’importe quoi, il suffit d’arborer ton ventre pour qu’on te prenne en charge.

On m’a donc prise en charge. D’abord une sage-femme qui m’a collée sous monito puis a enlevé le monito quand elle a réalisé qu’elle avait oublié de regarder mon ventre (ce, donc, pourquoi j’étais venue…). Elle a regardé mon ventre, m’a remis le monito, et est partie en courant cherché la gynéco de garde.

La gynéco était bien emmerdée. On aurait dit un urticaire de fin de grossesse mais c’était très drôle parce que ça ne touchait que la poche-à-Bolu : tout sur le ventre et rien ailleurs. La sage-femme a pensé crier victoire quand je me suis grattée les cheveux – « ah !!!! Mais ça vous gratte ailleurs aussi, alors !!!!! » mais j’avais juste le cheveu un peu sale…

La gynéco m’a collé sous antihisthaminiques et m’a prescrit un bilan hépathique à faire à jeun, histoire que l’on vérifie que ce n’est pas une cholestase gravidique.

Je suis donc ENCORE retournée à la clinique ce matin faire ma prise de sang et n’ayant toujours pas de nouvelles de la gynéco, on va dire que mon foie n’est pas en train de s’auto-détruire et je ne suis pas en train de faire une allergie à mon fils.

J’ai hâte de savoir ce que me réserve le reste de la semaine.

(Du coup, j’ai commencé à laver les vêtements du drôle parce que s’il fallait le sortir d’urgence, je n’aurais rien d’autre à lui foutre sur le cul qu’une grosse couche d’amour et l’amour, ça ne tient pas plus chaud que ça nourrit).

PS : n’étant pas sujette aux allergies, je n’avais jamais eu à apprendre d’antihisthaminiques. C’est magique, ces machins, ça défonce un max !

EDIT : bon, bah la clinique a finalement appelé. Les résultats ne sont pas très bons, on y retourne demain, du coup. Putain, qu’est qu’on profite (dédicace à Miliette !).

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33 semaines de kekchose, ou alors, c’est 32 ? Ou bien 34 ?

3 Déc

* ce titre est un hommage à toutes les personnes qui me demandent à combien j’en suis. Je ne sais pas. Je ne sais jamais quoi répondre. C’est en entrant dans le 7e mois que je me suis rendue compte que j’avais complètement passé à la trappe le 6e. Je pensais toujours être dans le 5e. J’ai la gestation éléphantesque et le cerveau d’un bulot cuit.

Le Bolu et moi sommes, je crois, dans notre 31e semaine de vie commune, soit ma 33e semaine d’aménorrhée, ou bien la 34e, je crois qu’on change au mercredi. Si je te dis que je ne sais toujours pas combien de SA versus SG dure un encloquage, as-tu envie de me jeter des cailloux ? Pourtant, je m’y suis préparée à cette grossesse… Mais entrée dans le 8e mois, force est de reconnaître que je me souviens bien de la durée et du déroulement d’un protocole de FIV ou de TEV mais je ne sais toujours pas combien de temps dure une grossesse, en dehors du fait que c’est 9 mois. Mais 9 mois, c’est 9 mois de grossesse ou 9 mois sans règles ? Et du coup, c’est combien de semaines ? La seule chose dont je suis certaine, c’est que la DPA est fixée au 28 janvier, et que si je vêle avant le 28 décembre, c’est direction le CHU par contre, on m’a pas dit pourquoi. La maternité est pourtant de niveau 2). Je me tiens donc prête pour le 29 décembre parce que même si j’ai très très hâte de faire connaissance avec le Bolu, j’ai quand même très très peur du CHU.

L’écho du 3e trimestre a eu lieu la semaine dernière, tout était parfait, le Bolu avait déjà pris position sur la ligne de départ (présentation céphalique, dos à gauche) (apparemment, c’est important que le dos soit à gauche). C’était toujours un garçon (mon coeur de pétasse fond à chaque fois que j’y pense), bref, cui-cui les petits zoiseaux. Puis au début de la semaine, lors de consultation du 8e mois avec l’obstétricien, il est apparu que mon fils était déjà une espèce de petite andouille : il a pris le chemin inverse du chemin parfait. Le Bolu s’est retourné. Mais pas « retourné » genre « un accouchement par voie basse reste possible » (dans ma clinique, ils accouchent les sièges par voie basse), nan nan nan, un retournement genre diagonale des fous : en transverse. Du coup, on tente l’acupuncture pour le remettre dans le droit chemin. Moi qui hais les trucs de hippy pour peu que ça ne se fume pas, je suis servie : après l’hapto (toujours aussi pénible pour moi) et les séances de sophro à la fin des cours de préparation classique, me voilà donc entrée dans le monde merveilleux de l’aiguille chinoise (et ça fait mal) (on pique sur le doigt de pied) (le tout petit) (et après on fait flamber un truc qui sent l’église) (joie et bonheur). Il paraît que l’acupuncture donne de bons résultats en matière de version lorsqu’elle est pratiquée entre 32 et 34 SA à raison de 3 séances. J’ai eu la première lundi, j’y retourne vendredi, on verra bien si le petit machin a bougé. Enfin, je sais qu’il a bougé car il est parti complètement à tribord (genre la partie gauche de mon ventre est VIDE et la droite tendue comme un ballon) (c’est cocasse) mais je ne suis pas certaine que la droite soit l’endroit où il est attendu à terme.

Sinon, l’obstétricien et moi, nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’il était méchant de se baser sur mon poids avant traitement PMA pour évaluer ma prise de poids pendant cette grossesse. Du coup, on a remodifié la donne et je n’ai donc pris que 9 kilos (contre 14 pré-Provamès). Mes bilans sanguins sont nickels, mes plaquettes tiennent le coup (mes cuisses beaucoup moins), on a reparlé déclenchement, j’ai redit NON, on a abordé la question de la césarienne, rapport à la présentation transverse du Bolu, j’ai dit NON, on a causé version, j’ai dit PEUT-ÊTRE, le médecin m’a expliqué la manœuvre et les risques, j’ai finalement dit NON. Comme tu le vois, toute cette histoire se présente sous son meilleur jour.

Bolu mis à part, les choses ne vont pas très très bien pour moi en ce moment, peut-être en parlerons-nous un jour. C’est, du coup, assez compliqué de venir ici écrire ou bien de commenter sur ton blog. Je devrais respirer la joie de vivre à l’approche de la naissance du Bolu, mais la perspective des catastrophes maritales et personnelles à venir me freinent un peu le bonheur. Paradoxalement, je suis bel et bien dans le 3e trimestre et je savouuuuuuure ce bonheur, même si ce n’est qu’en solitaire, en tête à tête avec mon tout petit. Bref, si j’avais Face de bouc, je dirais que « c’est compliqué ». Alors je sous-marine intensément, mais je n’ose plus trop commenter. M’enfin, l’essentiel, c’est que ta vie à toi continue de m’intéresser bien plus que celles de femmes enceintes. On ne change pas, quoi.

Avec un voire 12 train(s) de retard… (Le Liebster award)

5 Nov

Je vis en total décalage du ouèb international, du coup, j’ai vu les tags de la Zapette et de Bounty il y a plein de jours mais je n’ai point eu les moyens d’y répondre jusque-là. Pardon.

Voici donc 11 anecdotes concernant ma vie sooooo passionnante :

1- j’ai déjà sauvé la vie d’une parfaite inconnue, ce qui m’a valu de traverser Mexico DF en ambulance, toutes sirènes hurlantes. C’est marrant de se dire que quelque part sur terre, quelqu’un vit grâce à moi.

2- J’ai plusieurs tatouages et piercings réalisés entre les USA, le Pérou, la Colombie, le Mexique et la France. Bizarrement, la France est le seul endroit où j’ai chopé une saloperie : un beau staphylocoque doré dont on a eu un mal de chien à se débarrasser alors que bon, se faire tatouer sur la Plaza de Armas de Cuzco, c’était tout de même un poil plus risqué…

3- J’ai été en échec scolaire.

4- J’ai la phobie des papillons de nuit mais je progresse : avant, ils me faisaient vomir, maintenant, ils me font juste pleurer. Les papillons de nuit, c’est méchant. Pis c’est moche, on dirait des grosses mites. En plus, c’est dangereux. Si si, je t’assure : ces machins sont démoniaques, ils entrent dans ta bouche, ils descendent dans ton gosier, paf ils ouvrent leurs ailes et ça t’empêche de respirer.

5- J’ai déjà eu un contrôle fiscal parce que je m’étais trompée dans ma déclaration d’impôts et que quand le Trésor public m’a demandé des comptes, j’ai cru que c’était une blague et j’ai jeté ses courriers à la poubelle. Sache que les impôts DÉTESTENT quand on ne leur répond pas. Depuis, je leur signe n’importe quel papelard tellement je leur fais plus confiance à eux qu’à moi (si ça se trouve, ils m’entubent depuis 10 ans mais au moins, je dors sur mes deux oreilles à ce niveau-là)

6- Avant d’épouser le Bô-mec, je me suis assurée auprès de lui que j’aurais tout à fait le droit de le quitter si jamais Johnny Depp se pointait devant ma porte. Johnny, je t’attends, hein.

7- J’ADORE remplir les formulaires administratifs. Même ceux des autres.

8- Je respire tellement l’amabilité que l’un de mes surnoms, c’est « maton ». Mais toi, tu sais que je suis une fille gentille.

9- Petite, je détestais les pâtes mais j’adorais les nouilles…

10- Je vis avec l’idée que dans tout appareil un peu technologique, il y a des petits nains qui pédalent pour faire arriver le réseau. Et quand c’est un peu lent de la connexion, c’est parce que les petites personnes sont en RTT ou bien c’est parce qu’elles ont trop de travail. Par exemple, il arrive que le bouton de mon iPhone se coince : pour moi, c’est tout à fait normal dans la mesure où les petites choses qui gèrent les boutons de téléphone ont le droit, eux aussi, d’avoir leurs humeurs et de sentir l’âme fainéante.

11- Je t’ai déjà parlé de ma rencontre avec les FARC, je crois ?

Maintenant, les questions :

1 – Que serait ton pouvoir magique ?

Disparaître en un claquement de doigt

2 – Quel métier voulais-tu faire étant petit(e) ?

Dieu. Puis routier en Australie. Puis juge pour enfants, puis militaire et enfin éducatrice spécialisée (note l’étrange rapport entre ces trois derniers métiers…) J’ai un diplôme qui m’autorise à faire l’un de ces boulots. Oui, tu as bien compris : j’ai un diplôme de Dieu 🙂

3 – Quel métier voudrais-tu faire à présent ?

Je revois actuellement mes possibilités et ambitions professionnelles, c’est un peu le bordel dans ma vie, niveau boulot.

4 – Quel est ton sigle préféré en PMA ?

DPA, notre Graal à toutes.

5 – Quel est ton pire souvenir de PMA ?

Euh, toute la PMA ? Mais le pire du pire, c’est sans doute les bHCG qui se cassent la gueule après un positif.

6 – Quel est ton meilleur souvenir de PMA ?

L’écho des 12 SA, pardi !

7 – Plutôt champagne ou mojito ?

Faut pas me demander de choisir. Champagne, mojito, mojito, champagne… et puis aussi Téquila, rhum, bière, vodka, je ne suis pas difficile, je bois de tout sauf du Pastis et du vin rouge le midi (ça m’endort…)

8 – Quel est ton parfum ?

Allure de Chanel depuis presque 20 ans.

9 – Quel est ton prochain projet à court terme (hors PMA) ?

Peindre les volets de ma salle de bain.

10 – Quelle est l’activité/sport/loisir où tu excelles ?

Je suis douée en plein de choses mais je n’excelle en rien. Pour cela il faudrait que je sois perfectionniste, or j’ai tendance à prendre tout par dessus la jambe. Le mieux est l’ennemi du bien, quoi.

11 – Tu veux bien m’offrir un diadème avec des vrais diamants ?

C’est un poil surfait, les diamants, nan ?

Je crois que les Liebster award ont suffisamment sévi sur le net, on va s’arrêter là, hein…

Bisous bisous.

Lovenox, le retour.

3 Nov

Le Bolu et moi sommes entrés dans le 3e trimestre.

Tout aurait été parfait s’il n’y avait pas eu le grand retour de la Mutation du facteur V. Plus exactement, le grand retour de l’Antécédent de thrombophlébite du bras gauche. Parce que, en soi, la mutation, d’autant qu’elle est à l’état hétérozygote, n’est pas follement passionnante. C’est même assez courant. Par contre, ce qui suscite l’émoi, en PMA, au CHU et maintenant à la maternité, c’est l’Antécédent. C’est-à-dire que faire une thrombophlébite du bras, c’est louche. Faire une thrombophlébite à 24 ans, c’est bizarre. Faire une thrombophlébite sans facteur déclenchant, c’est étrange. Alors faire une thrombophlébite du bras gauche sans facteur déclenchant à 24 ans, ça mérite une étude clinique (ce qu’on essaie de me faire faire depuis…. mes 24 ans) (tu te doutes que je suis moyen réceptive) (pourtant, j’aime bien la recherche) (mais pas sur moi) (enfin si, sur moi, mais le 32 de chaque mois entre 16h15 et 16h18 et si je ne suis pas obligée d’être à jeun).

L’hémato-du-CHU, consultée sur ordre de Dr. M. dans le cadre du protocole de FIV, avait donné son feu vert pourvu que je sois sous héparine à bas poids moléculaire (HBPM, pour les initiés) depuis le soir de la ponction (FIV) ou le début du traitement (Provamès) du TEV, HBPM à poursuivre les 3 premiers mois de grossesse et avec contrôle des plaquettes deux fois par semaine, plus les autres conneries « pour la science » que je ne suis jamais allée faire. Et, bien entendu, avec le port des contentions qui vont bien (pas remis depuis 2 mois, les bas de contention) (ils sont dans le panier à linge sale) (depuis 2 mois, oui) (et alors ?)

Bref. Je me suis piquée au Lovenox du 14 avril au 15 juillet. Je te laisse imaginer l’état du ventre et des bras une fois rendue au 15 juillet. Ayons également une pensée émue pour la suspicion d’hémorragie interne due à l’épanchement dans mon cul de sac (de Douglas).

L’hémato-du-CHU indiquait une reprise des HPBM en post-partum, sauf si on ré-introduisait le Lovenox en cours de grossesse. Moi, ça m’allait parfaitement. Et j’étais psychologiquement préparée à me retaper 8 semaines de Lovenox après le démoulage du Bolu.

Ben finalement, ça ne va pas. L’obstétricien de la clinique, suivant l’avis des grands savants (une sombre secte de médecins) a classé ma grossesse dans la case des risques majeurs de MTEV (maladie thromboembolique veineuse). Ce n’est pas très grave, la preuve, j’ai même pas d’arrêt maladie, mais c’est un poil embêtant parce que :

1- c’est le grand retour du Lovenox pour fêter le 3e trimestre. Me piquer dans le ventre avec le Bolu en ligne de mire, je n’y arrive pas. C’est psychologique et complètement idiot (oui, je sais, je ne pique pas DANS le Bolu, mais tout de même), je suis bien d’accord, mais j’y arrive pas. Vais donc sacrifier mes cuisses. Au-revoir, mes cuisses. Allez, on dit tous « au-revoir » à mes cuisses et bonjour aux hématomes multicolores et aux nodules.

2- c’est donc aussi le grand retour du pompage de sang deux fois par semaine (je n’ai qu’un seul bras piquable) (pourtant, oui, j’ai bien deux bras), joie et bonheur.

3- et on jouera à pile ou face pour le vêlage du Bolu (avec ou sans péridurale ?) mais à ce sujet, j’en saurais davantage à la fin du mois, quand j’aurai vu l’anesthésiste.

Mais retenons l’essentiel : on est entré dans le 3e trimestre. C’est dingue. J’ai l’impression que ça ne fait qu’un mois et demi que je partage mon corps avec le Bolu.

(sinon, je ne perds pas espoir de terminer, un jour, ma contribution aux Liebster truc, même si notre Reine à toutes en a déjà dressé le bilan)

Je vais bien.

15 Oct

Sans doute as-tu remarqué la fermeture temporaire de ce blog la semaine dernière : il a s’agit de faire un peu de ménage, histoire de protéger certaines personnes (moi et la Moutarde). Les temps, le « contexte », comme on a l’habitude de l’appeler avec Bounty, se durcissent actuellement et, très honnêtement, c’est le-gros-caca-qui-pue-et-qui-déborde (je veux dire, encore plus qu’avant). Certaines décisions lourdes de conséquences sont en train d’être prises et l’onde de choc risque d’être redoutable. En ce qui me concerne, ma part « animale » est encore plus exacerbée que d’habitude et la protection de ma progéniture est mon unique centre d’intérêt : je sécurise donc mon périmètre de survie au maximum pour que mon Bolu soit peinard à la fois dans sa bulle et à la fois à sa sortie. J’ai sorti les dents.

Concentrons-nous donc sur cette état de plénitude qu’est la grossesse (je rigooole).

Nous voilà donc rendu à 5 mois et demi d’encloquage. Je savoure. Le Bolu est un petit actif, il gigote beaucoup et, depuis déjà quelques semaines, on repère ses mouvements à la surface de mon ventre. Ca me rend niaise et débile… je prie chaque soir pour retrouver mon cerveau à la naissance…

J’ai eu ma première consultation avec un obstétricien de la maternité. Pas grand chose à signaler, si ce n’est que je serai de nouveau sous Lovenox (anticoagulants) dès le début du 3e trimestre (donc d’ici 15 jours), et que du coup, il y a de fortes chances que je doive dire bye-bye à la péridurale (je rêvais d’accoucher défoncée, merde !), voire que l’on fasse un déclenchement (j’y suis opposée) (en même temps, quand tu es enceinte, ton avis, on s’en fout). Du coup, je demande la salle d’accouchement physio de la clinique : quitte à douiller sa race, autant le faire en mode « étoiles au plafond » (oué, y’a des étoiles au plafond) (même qu’elles changent de couleurs) (ambiance psychédélique, quoi…. la zénitude sans la morphine !)

Nous avons également eu notre deuxième séance d’haptonomie et elle a malheureusement confirmé mon ressenti initial : je déteste. Le courant ne passe pas du tout avec la sage-femme, même le Bô-mec la trouve vachement limite. Du genre à demander à chaque fois le récapitulatif du vêlage de Connasse. Ou bien à m’engueuler parce que je caresse mon Bolu alors que « vous l’avez toute la journée, vous, c’est à votre mari d’en profiter là ! » Euh pardon, mais 1/ ça reste d’abord MON corps et MON ventre, et 2/ l’hapto c’est une préparation à MON accouchement, le Bô-mec, lui, il n’aura qu’à me tenir la main et à prier.

Niveau poids, je grossis tranquillement mais très sûrement. Selon les docs, la prise de poids diffère : ma gynéco PMA, qui commençait à bien nous connaître, moi et mon poids limite, a indiqué dans ma déclaration de naissance un poids initial correspondant au poids que je faisais à 13 SA, soit 64 kilos (j’ai donc pris, entre le traitement TEV et les 13 SA… 6 kilos !!) (merci le Provamès) (et courage Miliette). Mon médecin traitant, chez qui je fais le suivi mensuel, compte à partir du transfert, on est donc autour des 61 kilos. Quant à l’obstétricien, lui, sans doute pour le plaisir de râler contre une femme enceinte, a souhaité prendre comme poids initial le poids avant le combo FIV/TEV : soit 58 kilos. Donc, là, oui, ça fait mal. Mais parce que je suis une sale pétasse, faut quand même que je te dise que mes +13 kilos se rangent aisément dans un jean de grossesse en taille 36, jean qui est ENFIN à ma taille (les premiers temps, il était trop large…) et que ces kilos sont essentiellement concentrés dans mon ventre. J’ai beaucoup de chance. À noter que le Bolu et moi on a passé avec succès l’étape du test d’hyperglycémie provoquée (le machin du diabète gestationnel) : maintenant, on cherche à comprendre comment se fait-il que ma glycémie soit PLUS BASSE après absorption des 75gr de glucose que quand je suis à jeun. Encore un mystère…

Je prépare doucement l’arrivée de mon fils (putain, « mon » « fils ») (je n’en reviens toujours pas…). J’ai fais des petits achats de fringues, genre THE pyjama de naissance, la première tenue, des bodys, pyjamas, and Co. On a profité d’une promo pour acheter LA chaise haute design qui nous assurera des années de tranquillité à notre table « mange debout » (chaise haute qui se transforme ensuite en chaise de bar). Je restaure une commode de type années 60 en mode Nobod*noz pour 10 fois moins cher et on commande le lit du Bolu d’ici deux semaines. La mère du Bô-mec a d’ores et déjà offert à son petit fils une lampe Mif*y, je tricote quant à moi des petits machins trop choupis et le Bolu a déjà une liste dédiée de bouquins sur mon compte Amaz*n. Bref, avant même de naître, ce petit est déjà beaucoup trop gâté.

Ainsi donc, côté grossesse, tout est quasi parfait et reste est de toute façon bien accessoire au regard de cette chance que je mesure minute après minute de porter un lardon si durement fabriqué…

J’ai eu de la chance. Beaucoup de chance. Et il n’y a pas une seconde où je n’y pense pas.

Trouillonthon

13 Oct

Parce que mes pensées pour vous dépassent les mots que je peux vous laisser ici et là en ce moment,

Parce que même cloisonnée dans un sous-marin nucléaire, je continue d’y croire très fort,

Parce que mes propres soucis ne me font pas oublier les vôtres,

Parce que ces 5 mois et demi de grossesse n’ont pas tué ma mémoire,

Et que je me souviens. Je me souviens bien, très bien, trop bien, de ces premières heures, de ces premiers jours, de ces premières semaines et de ces premiers mois; et que je garde marquées en moi les peurs et les angoisses, tout comme je garde gravés en moi l’espoir et la force qu’il m’a fallu pour y faire face ;

Et parce qu’aujourd’hui, c’est votre tour, mais qu’à plusieurs, on est toujours plus fort 🙂

photo-1

GO GO GO !

 

Ah ah ah !!!

4 Oct

Hier, j’ai emmené le Bolu à la fac pour un machin de recherche (un truc de boulot bénévole, quoi). La dernière fois que j’ai trimballé mon Bolu là-bas, j’étais enceinte de 13 SA. J’avais bien évidemment caché mon état. Là, à plus de 24 SA, ce n’était plus possible.

C’est donc le plus naturellement du monde que l’on est venu me demander si

« C’était voulu ? Parce que bon, là, il est trop tard pour s’en débarrasser hein 🙂 !!! »

LOLILOL, le monde des hyperfertiles, quoi.